Et dire que je n’ai pas encore fini le bilan de l’année passée que je suis déjà en train de parler de ce qui débarque à la rentrée… Je n’ai pas testé tous les trucs qui trainent parce qu’il y a des choses comme Raising the Bar et Leverage dont le résumé ne m’inspire pas du tout et j’ai tenté Do Not Disturb mais je n’ai pas tenu plus de 2 minutes de rires en boîte.
Passons donc aux séries qui ont retenu mon attention avec pour commencer Fringe.
Il s’agit de la nouvelle série de J.J. Abrams. Enfin c’est comme ça qu’on la présente parce que le nom de JJ est vendeur mais il n’est pas tout seul aux manettes que ce soit au scénario ou à la production. On retrouve aussi des collègues qui gravitent autour de lui depuis un petit bout de temps Alex Kurtzman et Roberto Orci. Alias… quand tu nous tiens. Mais peu importe, c’est la nouvelle série de JJ et comme tout ce que touche JJ se transforme en or, j’attendais Fringe avec beaucoup de curiosité.
Tout d’abord, une petite définition du terme “fringe” s’impose. Il s’agit généralement du bord ou de la limite de quelque chose quand il ne s’agit pas d’une frange. Dans le contexte de la série, il s’agit de “fringe sciences” c’est à dire de sciences à la limite de la science et malgré les débats sur le sujet, il est aussi précisé à un moment que les fringe sciences seront ici assimilées aux pseudo-sciences. En gros tout ce qui est un peu limite rationnellement parlant voire un peu paranormal, pas forcément reproductible selon un protocole établi et souvent basé sur des pseudo-principes fondamentaux pas très reconnus ou pas très explicables quand il y en a. Bref, ça se fait passer pour une science mais ça n’en a pas la rigueur. On peut coller un peu de tout dans les sujets de prédilection des pseudo-sciences comme le triangle des Bermudes, les projections astrales, la téléportation, la télépathie, la télékinésie…
Je vous rassure tout de suite, ça ne fait pas que sentir X-Files à plein nez. Avec ce premier épisode qui dure 80 minutes, on saute de plein pied dans une nouvelle théorie du complot qui sent le déjà-vu mais a priori sans les petits gris.
Après une mise en bouche saignante dans un avion (qui ne s’écrase pas sur une île mais se pose comme une fleur grâce à son pilotage automatique magique alors qu’il n’y a plus de pilote dans l’avion), on découvre Olivia Dunham notre nouvelle héroïne -croisement réussi de Cate Blanchett et Poppy Montgomery en passant- (mes oreilles ont sonné très fort quand elle a dit pour la première fois : “Olivia Dunham, FBI”). Son rôle va être de servir de liaison entre le FBI et la sécurité intérieure durant l’enquête qui vise à comprendre comment tous les passagers d’un avion en provenance d’Allemagne ont pu se liquéfier littéralement pendant le vol. Non seulement elle ne tarde pas à s’en prendre plein la face mais en plus on lui refile les tâches subalternes et on lui met des bâtons dans les roues. C’est dire si elle n’est pas aidé dans cette enquête qu’elle prend très à cœur. Surtout quand Scott, son petit copain, aussi agent du FBI, se retrouve à l’hôpital et devient complétement transparent… au sens propre et de manière très réussie niveau effets spéciaux. Toute seule, il va falloir qu’elle retrouve un vieux scientifique un peu fou interné à l’asile depuis presque 20 ans qui est peut-être son unique chance de sauver Scott. Et pour avoir accès au scientifique, elle doit encore toute seule aller chercher Peter, le fils du-dit scientifique qui est allé se planquer lui et son QI de 190 (!!) à Bagdad (!!).
Après X-Files, c’est à Alias qu’on pense immanquablement. Sydney Bristow, dont le petit copain se fait descendre dans l’épisode pilote, se retrouve seule (avant de se faire de nouveaux alliés bien-sûr) face au SD-6 , une organisation qui se fait passer pour une antenne de la CIA alors qu’il n’en est rien. Elle finira par aller vendre ses services à la vrai CIA pour mettre un terme aux agissements de Sloane. Autant dire que ce qui arrive à Scott lui pendait au nez depuis les 5 premières minutes où il lui dit qu’il l’aime. On met rapidement en place le nouveau Vaughn en la personne du fils du scientifique fou et on crée tout de suite un peu de tension entre les deux. Le SD-6 prend la forme de l’entreprise Massive Dynamics… Rambaldi devenant “The Pattern” : des expérimentations aux frontières du réel.
Sauf grosse surprise, le show devrait s’articuler comme X-Files entre épisodes sur la conspiration et épisodes isolés tournant chacun autour d’une de ces fameuses fringe sciences avec des trucs aussi énormes que la synchronisation des esprits d’Olivia sous LSD et Scott dans le coma. Ce qui est moins prévisible par contre c’est la réaction du public américain. Est-ce que la sauce va prendre ou pas ? Surtout que pour le pire ou le meilleur, c’est sur la FOX. Pour ma part, je vais donner une petite chance à la série à la rentrée parce que le casting n’est pas désagréable (Dénéthor en savant fou, c’est assez sympa, je dois l’avouer) mais je n’en attends honnêtement pas grand chose.
Pour la forme, je vous colle le trailer qui fait très film je trouve.
Et pour finir, la question existentielle du jour : est-ce que le gars dans l’avion pensait vraiment s’injecter de l’insuline ? Parce que si je transpire comme lui, je ne m’injecte clairement pas de l’insuline, je me resucre…
I’d never given much thought to how I would die — though I’d had reason enough in the last few months — but even if I had, I would not have imagined it like this.
I stared without breathing across the long room, into the dark eyes of the hunter, and he looked pleasantly back at me.
Surely it was a good way to die, in the place of someone else, someone I loved. Noble, even. That ought to count for something.
I knew that if I’d never gone to Forks, I wouldn’t be facing death now. But, terrified as I was, I couldn’t bring myself to regret the decision. When life offers you a dream so far beyond any of your expectations, it’s not reasonable to grieve when it comes to an end.
The hunter smiled in a friendly way as he sauntered forward to kill me…
Be Kind Rewind : Film au concept complètement barré au départ, drôle et décalé et qui fait couler une jolie larmichette sur la fin. “A movie with a heart” comme ils disent si souvent dans l’histoire. C’est une très belle histoire de quartier et d’amour du cinéma.
21 : Très bonne surprise. Je m’attendais honnêtement à un film moyen sur un sujet pour lequel je n’ai pas particulièrement d’affinité malgré la grande mode du moment mais avec Kevin Spacey ce qui dans l’absolu me suffit et finalement le scénario se révèle être très malin tout du long et la dernière scène succulente. Dommage que le début soit un peu lent.
Pathology : Pas le meilleur choix de scénario de Milo-Heroes-Ventimiglia. L’histoire est assez mal fichue et ne tient pas la route avec des relents de The Last Supper mais les plans de tomates en moins. L’ambiance bien glauque de la morgue et des petits jeux entre amis n’était pas trop mal mais ce regroupement de personnages tous aussi déséquilibrés les uns que les autres n’est pas crédible pour un sou (vous me direz : ça n’est qu’un film mais même le n’importe quoi à le droit d’être bien fait) En plus, ça n’est même pas Alyssa Milano sur la table d’autopsie à la fin ! L’arnaque totale.
Stop-Loss : Qu’il est long et inintéressant ce film. J’ai été déçue au bout d’une demie-heure de ne pas encore avoir passé la moitié du film. A la fin, je n’arrivais même plus à savoir s’il était pro-guerre ou anti et franchement ça ne m’a pas perturbée plus que ça vu que ça ne m’a même pas fait vraiment réfléchir sur le sujet. J’ai juste trouvé le temps long… très long…
Shutter : Je n’ai pas vu la version Thaï. L’histoire fait très fantôme japonais alors situer l’histoire du remake au Japon n’était peut-être pas une mauvaise idée. Ça donne au film un petit côté carte postale pas désagréable du tout. Par contre pour ce qui est de l’angoisse, ça n’est pas vraiment réussi. Pas de bonds, pas de grincements de dents mais l’histoire tient plutôt la route avec une enquête au milieu très prenante. Ça ne se focalise pas sur un personnage mais vraiment sur le couple, ce qui est un plus. Après le film est assez bancale au sens où les gens ne font pas ce que quelqu’un de sensé ferait dans une situation similaire ie prendre ses jambes à son cou. C’est aussi assez prévisible mais l’image finale est définitivement troublante.
The Ruins : Bof bof. Film d’horreur pour ados comme il y en a des dizaines. Celui-là est vraiment médiocre même s’il y a de l’idée avec ce temple mexicain et sa végétation mais ça reste assez nase comme idée au final. Ça ne fait pas peur, c’est moyennement gore et même si j’aime beaucoup Jena Malone, elle ne suffit pas à sauver le film. Par contre la blondinette qui se découpe la jambe, elle, elle n’est pas mal mais c’est la seule scène qui vaille le coup.
Firewall : Plutôt pas mal même si la base est classique. Le suspens et l’action sont bien dosés. Il n’y a pas vraiment de temps mort. Bon divertissement.
In Bruges : Dommage que le dernier film que j’ai vu avec Colin Farrell soit Cassandra’s Dream où il tenait le rôle d’un personnage rongé par les remords et que j’avais trouvé son interprétation particulièrement mauvaise, parce que là c’est rebelotte. Le film vaut d’être vu surtout pour Bruges et les dialogues portés par l’excellent Brendan Gleeson en face de Farrell. Mais je n’arrive pas à être aussi enthousiaste que la plupart des gens qui ont vu ce film.