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mercredi 28 avril 2004mercredi 28 avril 2004

Je n'aime pas le printemps

Le printemps c'est la mauvaise saison. Dès que le vent se lève un peu, c'est la grande migration du pollen. Dès que le soleil sort du nuage, il fait trop chaud. Quand le nuage revient, il faut se couvrir. Alors c'est le retour de la rhinite, de la fatigue, des petites céphalées. Le printemps c'est aussi l'éveil de tous ces animaux qui ont hiberné, et en région parisienne une espèce est particulièrement bien représentée : le motard. Plus que l'hirondelle qui a depuis longtemps abandonné l'idée de passer dire bonjour à Mickey dans son palais de carton pâte, c'est le motard qui annonce le retour du printemps. Par le vrombissement du quatre-temps, le bruit du radar qui siffle parce qu'il grille ses condensateurs, le motard marque les beaux jours avec cette vigueur pétaradante qui lui est coutumière. En même temps, vu que le motard est réveillé, nul doute que les motardeaux (les mouflets du motard, aussi connu sous le nom de scooteux) tardent à commencer la saison des grands prix. Ah les courses effrénées, l'ivresse de rouler à 60 dans les petites rues en faisant un maximum de bruit ! Les dépassements laborieux, le cri du faux frein de compétition qui souffre le martyr pour la bonne cause ! Non vraiment le printemps...(Tout venant, 2004/04/28 19:50) lien permanent

Endosmose

C'est pour ça que je lis des carnets, pour me nourrir comme par endosmose des compte-rendus des expériences des autres, ces bouts d'existences, potentiellement peu maquillés, une certaine vérité qui est liée à notre espèce cognitive et qu'on appelle le vécu. Je crois intellectuellement plus par intussusception que par réflexion propre, paresse intrinsèque au procrastinateur que je suis. Alors quand Laurent demande qu'on le flushe, un côté "pince sans rire" me ferait répondre "non Laurent, tu n'es pas un tampon !".

Mais la réalité est plus sombre, et cette entrée de carnet opportuniste en est un aspect. Le fait est que ce qu'a écrit Laurent à ce moment là me donne envie de le lire non pas par empathie mais par naturalisme cynique. Alors qu'il fait preuve de sensibilité, de nuance et de chaleur dans son expression, je ne suis qu'un observateur froid, sans rien à dire. Qu'il ait besoin ou non d'une réponse, que quelqu'un s'exprime en retour ou pas est hors de propos. Est-ce que je vaux mieux qu'un charognard de sentiments ?(Tout venant, 2004/04/28 18:55) lien permanent

Un soleil s'en va

Pasfolle ferme "Au Texas tout le monde est fou sauf moi". Le coefficient de morosité de la blogosphère remonte d'un cran tout d'un coup. Espérons seulement qu'un autre carnet va naître du même auteur (ou de la même auteureuh pour faire plaisir à nos amis... je ne sais pas lesquels, je crois qu'ils s'appellent les identitaire-e-s), cette note d'espoir étant permise par le laconique Merci de m'avoir accompagnée et à bientôt!.(Tout venant, 2004/04/28 05:14) lien permanent


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