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SOAP, le brainfuck des services Web (titre bidon)

Aujourd'hui en lisant Tim Bray, je tombe sur un plaidoyer pour Atom et la nécessité de sa standardisation. Atom c'est quoi ? Prenez une personne controversée, Dave Winer, autoproclamé déclencheur de la révolution des blogs. Dave Winer a collaboré à l'élaboration du format RSS 0.91 avec Netscape (tandis que Microsoft avait son incompatible CDF qui trainaît dans un coin), puis du 0.92 et enfin du RSS 2.0. Le RSS 1.0 est quant à lui issu d'une discorde (déjà) concernant l'orientation du format. Dave Winer aime les choses simples. Simples à écrire, simples à lire. Et RSS 1.0 (aussi appelé abusivement de temps en temps RDF) repose sur les travaux du W3C pour le web sémantique, et d'un format issu de ces travaux qui a fait couler de l'encre virtuelle, le XML/RDF, ce qui a pour effet de rendre une source de nouvelles informations (l'utilisation principale de RSS) beaucoup moins jolie. Bon, l'esthétique d'un programmeur est en général discutable, mais quand même. On doit aussi à Dave Winer le XML-RPC, premier protocole de ce qui ne s'appelait pas encore les services Web, et l'OPML, format fourre-tout pour décrire des notes hiérarchisées. Les deux formats précédents sont simples. D'ailleurs Dave Winer a aussi collaboré à l'élaboration de la première version de SOAP, celle où le S signifie "simple".

Bien, on se retrouve avec deux formats : le RSS 1.0 et le 2.0, incompatibles, soutenus par des personnes aussi butées les unes que les autres des deux côtés, et le RSS 2.0 gagne en popularité (plus simple à utiliser). Donc... il faut un nouveau format pour relancer le XML/RDF. Une clique de pédants se lance donc dans la tâche, et après avoir lessivé les noms disponibles pondent Atom. Atom (la partie interface de programmation) c'est un peu comme les schémas XML d'EAN-UCC, c'est marrant à lire, mais dès qu'il faut travailler avec c'est tout de suite moins drôle. Surtout qu'en plus, l'aspect RDF a l'air de s'être perdu corps et âme quand les pédants ont ouvert les discussions à l'extérieur. Quelle est la vrai raison de la création d'Atom ? Il suffit de lire l'introduction de la spécification, [[ plus de raisons / principes d'architecture ]] : faire une spécification de plus. Comme pour SOAP, on refait une spécification avant que la première soit vraiment implémentée, pour le plaisir.

Et donc, oui c'est logique, Atom et SOAP étaient fait pour se rencontrer ! Dans la spécification des interfaces de programmation pour Atom, il est spécifié que les serveurs doivent supporter une en-tête spécifique à SOAP, et doivent être capables de lire un message transporté par SOAP. La boucle est bouclée, les masturbateurs peuvent lancer un nouveau cycle. Une dernière chose est intéressante dans l'entrée de carnet de Tim Bray, comme quoi la communauté Java a besoin d'outils pour manipuler facilement les sources de nouvelles. Evidemment, cette communauté a déjà tous les outils qu'il faut pour les formats déjà existants, et les exemples de référence pour les clients d'un serveur Atom sont en... Cé dièse et basique visuel, comme quoi rien n'est illogique dans le monde de la conspiration.

Qu'y a-t'il à sauver ? Pas grand chose, la partie format de fichier, après une année de débats enfiévrés n'a qu'un faible apport comparé à RSS 2. La partie interfaces de programmation a l'avantage de ne pas avoir subit de croissance organique (à la MetaWeblogAPI), ce qui est aussi son inconvénient : après un an de palabres, un résultat peu enthousiasmant. Au final, on pouvait compter seulement sur une poignée d'enragés vocaux pour lancer Atom, et maintenant avec Tim Bray et SUN, on risque de se trouver avec un nouveau truc bien nase que vont nous éructer aux oreilles les commerciaux, tout ça parce que c'est normalisé par SUN (on n'attend plus que MicroSoft). Pour conclure, un petit lien vers le seul langage de programmation qui n'a outrageusement aucune presse dans le monde de l'entreprise, alors que nombre de ses compétiteurs en terme d'utilisabilité, maintenabilité et utilité se déversent dans les espaces publicitaires, le Brainfuck.

PS : pour Tim Bray, si un jour tu lis ce texte, ne le prend pas pour une attaque personnelle, j'adore te lire d'ailleurs.(Tout venant, 2004/05/05 05:04) lien permanent

Commentaires ici et ailleurs :

I can?t say I?m on board with the...

[Trackback] I can?t say I?m on board with the message, but you gotta love the title.

Posté par , le mercredi 5 mai 2004 à 05:35 #

Mr Bray asked, I provide... Translated...

[Trackback] Mr Bray asked, I provide... Translated from French. Original is here

Posté par , le mercredi 5 mai 2004 à 05:37 #

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