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Un peu de lumière

Shanghaï, "la Paris de l'est", "la perle de l'Orient", "l'autre ville lumière", avec Huaihai Lu, ex avenue Joffre, les Champs-Elysées de ce joyau. Aujourd'hui évidemment, Shanghaï reste indéniablement glamour (surtout avec un bon coup d'héro dans le nez, me signale l'étudiant en école de commerce de passage), avec ses soirées bobo au Bar Rouge, ses soirées narguilé/chichon au Barbarossa, et ses soirées beuverie/ça colle par terre partout ailleurs. Joie et félicité. La Huaihai Lu, si belle avec ses lumières :

Si belle avec ses panneaux chamarrés : interdit aux vélos, interdit aux motos, interdit aux camions... et oui, l'éclairage public ici, ça n'est que pour les voitures. L'interdiction aux vélos peut paraître surprenante ; après tout, ça n'est qu'une bête deux fois trois voies au maximum. Il faut dire qu'on y rencontre souvent les plus mauvais conducteurs de la ville dans leur rutilante BMW blanche, décorée d'une tache de vomi ici ou là qui aura disparue dès le lendemain, nettoyée vigoureusement par la manche d'un migrant. Deux fois trois voies disais-je donc, ce qui me fait penser à l'échec cuisant que j'ai essuyé lors du passage de Zap dans notre verte contrée Shanghaïenne : la remontée de la Yan'an.

Comme vous pouvez le voir à environ 2 minutes 25 de cette vidéo (qui a failli nous coûter la vie d'un stagiaire/cadreur/monteur/cycliste), la Yan'an est une bête deux fois cinq voies qui traverse la Shanghaï rive gauche (ou Puxi) d'ouest en est (ou l'inverse), pour presque se jeter dans le Huangpu (ce qu'on ne lui souhaite pas, même si ça n'est qu'une route). Et la Yan'an, c'est le dernier point de passage pour rentrer chez soi alors qu'il fait nuit depuis longtemps. Arrivé à ce point, le chemin le plus court implique, bien évidemment, de la prendre à contresens. De plus, c'est une voie éclairée, donc interdite aux vélos, ce qui rajoute un peu de piment. Mais j'ai eu beau expliquer à mon visiteur que c'était absolument sans danger, que jamais toutes les voies n'étaient occupées simultanément (hors traffic normal, un bouchon quoi), et qu'on pouvait à tout moment se jeter sur les barrières pour éviter les bus qui viennent jouer à Goliath, j'ai eu beau lui démontrer statistiquement que c'était sans aucun danger, non, il a roulé sur le trottoir. Lâche. Ca sert à quoi l'entraînement de cycliste à Paris si c'est pour avoir peur d'un petit contresens ?

Fermons la parenthèse, et montrons pour finir une vraie rue à vélo, avec deux, je dis bien deux pistes cyclables, et donc sans éclairage public. C'est la Xiangyang Lu, ici immortalisée à 5 mètres du carrefour avec la Huaihai Lu, comme ça vous savez d'où vient la lumière.

(Champ Aïl, 2006/12/07 01:18) lien permanent

Commentaires ici et ailleurs :

Qu'est ce que je me régale avec ces descriptions de la vie Shanghaienne! La Chine du grand n'importe quoi, c'est des souvenirs mémorables, quand même! ;-)

Posté par RCerise, le mercredi 6 décembre 2006 à 20:09 #

La circulation Parisienne me paraît fade maintenant mais ça me va ; je n'aime pas les plats épicés. Et entre deux sessions de flotte je photographie le ciel bleu. Les gens me prennent pour un barge, les bobos pour un artiste.

Posté par Zap, le jeudi 7 décembre 2006 à 20:30 #

Au fait magnifique cette seconde photo avec les 3 putoshan.

Posté par Zap, le jeudi 7 décembre 2006 à 20:30 #

Tu n'as pas honte de parler comme ça de jeunes dames qui attendent patiemment leur taxi ? Ralala, ces jeunes, aucun respect.

Posté par Damien B, le samedi 9 décembre 2006 à 08:47 #

Pas une seule qui regarde si un taxi passe. On les connaît les nanas de sous les transfo. De vraies allumeuses. Et le courant passe toujours.

Posté par Zap, le lundi 11 décembre 2006 à 13:46 #

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