Liens d'origine... vraisemblablement uniquement Karl.
- XFN : juste pour les mauvais geeks : Karl nous parle de la genèse de XFN (anglais) et en quoi il le trouve mauvais. Ce que j'aime bien chez Karl, c'est que chaque page garde sa mise en page, alors qu'avec les solutions de blog normales, la peau qu'on choisit au jour J affecte tous les posts antérieurs, une sorte d'effacement de mémoire. Pour en revenir au sujet d'XFN, il est noté la naissance en réaction à FOAF car jugé trop difficile à écrire à la main. Les attaques de Karl portent principalement sur les limitations et simplifications de XFN par rapport à FOAF, certaines étant selon lui abusivement dangereuses. Toujours argumenté, et un point de vue à prendre en compte.
- The Relationship Quagmire (anglais) : un post de Stephanie Troeth toujours sur XFN en relation avec la description des relations entre personnes. Karl pointait la recomposition des familles, et pointait ce post pour un autre environnement culturel. Le problème de ce qui nous arrive des Etats-Unis est habituellement "culturellement" très orienté, ce que nous ne voyons pas toujours d'Europe. Ici on nous parle donc de la description de la famille à la chinoise. Ceux qui en ont entrepris l'étude savent de quoi on parle : un mot par type de relation. Petite soeur est un mot totalement différent de grande soeur, de même que pour la grand-mère paternelle et la grand-mère maternelle, et celà va très loin. XFN, afin de simplifier le format, fixe les relations possibles. Un chinois se retrouve donc avec un outil totalement inadapté culturellement s'il veut qualifier les blogs des membres de sa famille.
- La Grange voit rouge (anglais) : la réponse de Daniel Glazman à Karl... Pas vraiment une réponse en fait, plus un acte de foi. Le premier paragraphe consiste à dire : vous avez le droit dans XFN de définir les relations que XFN définit pour vous. Dont acte. La suite est l'argumentation classique pragmatisme versus rigueur, avec en gagnant évident, le pragmatisme. Le tout fini sur une pointe de sarcasme où D. Glazman se fait plus bête qu'il ne l'est.
- Zyva à l'Anpe punèze : post de Daniel Glazman dans le même mois, où on voit à nouveau l'illustration de l'utilisation sophiste du sarcasme comme arme, avec un indice potentiel de la provenance de cette attitude parfois hautaine et condescendante. Ce n'est pas que ça m'énerve, mais parfois son argumentation en pâtie et c'est dommage.
(Weblogging, 2005/06/19 12:40)
lien permanent
Liens de départ pour aujourd'hui... Artima, Psychéet Ernest il me semble exclusivement.
- Design by Contract (anglais) : deuxième partie sur dix d'une interview en 2003 de Bertrand Meyer par Bill Venners pour Artima. Presque dix ans après la publication de Object-Oriented Software Construction (que je n'ai toujours pas fini de lire), il est intéressant de voir que ce sont toujours les mêmes questions qui reviennent, ce qui est normal en début d'interview me direz-vous. Il n'empêche que dix ans à plus ou moins se répéter ça me paraît étrange, n'éprouve-t-on pas une certaine lassitude à force, surtout quand on parle des concepts fondamentaux ? Ne croyez pas que je ne mets pas de lien vers un endroit où acheter le livre : Conception et Programmation orientées objet. Il est à noter que bien que Bertrand Meyer soit français (et X de surcroit), le livre a été écrit en anglais, et la version française a été traduite par quelqu'un d'autre. Cette page Amazon est particulièrement ironique, puisqu'elle offre l'achat groupé de ce livre avec un volume Modélisation objet avec UML : quand on sait le peu d'attachement que B. Meyer porte à UML, c'est là clairement une limite de l'approche soupe d'étiquettes auto-proclamée nouvelle innovation disruptive.
- Object Design (anglais) : Bruce Eckel revient d'un mois de conception orientée objet intensive chez trois clients différents. Il revient brièvement sur sa connaissance des différentes méthodologies, du problème induit par la multiplication du nombre d'étapes dans une méthodologie, de l'influence néfaste du mélange des niveaux d'abstraction, et de cela pourquoi UML est trop complexe et inadapté. Il jette au passage un petit seau d'eau sur la tête de l'Architecture Conduite par le Modèle (MDA, anglais), en rappelant que le processus est Gödel-incomplet. Pour ceux qui comme moi ne savent pas ce qu'est la complétude au sens de Gödel, un petit lien... Oui bon d'accord c'est assez méchant, même moi je me rouille sur ce genre de prose, un lien plus accessible. D'après ce que je comprends, ce que veut dire Bruce Eckel, c'est qu'on pourra toujours modéliser, méta-modéliser et méta-méta-modéliser ad nauseum, ça ne nous sortira jamais le programme complet car aucun système formel ne nous permettra de représenter de façon pratique (axiomatiquement dénombrable) tout ce dont on a besoin. J'avoue ça n'est pas plus clair, mais je crois que j'ai saisi et que je suis d'accord avec moi-même. Peut-être à rapprocher du "Pas de balle d'argent" de Brooks ?
- Pourquoi se reproduire ? N'y a-t-il pas de bonnes raisons de se reproduire ? : partie de la Farandole Aux Questionnements du site du Mouvement pour l'Extinction Volontaire de l'Humanité. Ce mouvement a pour but de réduire la population humaine sur la Terre par renoncement volontaire à la reproduction humaine, considérée comme amorale étant données les destructions que nous engendrons dans notre environnement. Personnellement, dans un souci libéral de concurrence libre et non faussée, je propose de sortir de notre arsenal nos ogives nucléaires totalement inutiles et de voir qui va être le plus efficace. Je penche pour la seconde solution, sachant qu'en plus une bonne dose de rayonnement favorise les mutations génétiques, et donc l'évolution (on ne peut pas dire que l'évolution sur l'homme ait été brillante ces deux derniers millénaires). Bref, cet extrait de la FAQ a un cynisme très rafraîchissant ; on pourrait en qualifier la ligne directrice de "médiocrité du quotidien". On apprend au détour que la plupart des conceptions ne sont pas intentionnelles, et que la cause de celles qui le sont est vraisemblablement le conformisme social. Si si. En tout cas c'est drôle à lire, encore un mouvement qui ne servira jamais à rien, vu que le seul public qu'il touchera jamais n'est pas celui concerné par la sur-reproduction.
- Academic Journals Open to Change (anglais) : un petit article sur les dérives de la concurrence libre et non faussée, et ce qui arrive quand les Nations se fichent de leur mission : l'exemple des maison de publications scientifiques. L'article met en exergue l'initiative de Michael Eisen et de ses camarades pour sortir de ce système clôt à travers PLoS. Il est vrai qu'une fois sorti des cercles universitaires, il est effarant de voir que quasiment toutes les publications auxquelles ont avait accès sont totalement hors d'atteinte des moteurs de référencement courant. C'est comme le problème de la musique, mais en pire. Et là personne pour pirater les publications : évidemment, c'est difficilement conciliable avec l'adoration des starlettes de la StarAc et des rappeurs qui dénoncent mais pas trop quand même. A relier aussi avec le système de distribution des médicaments versus le magazine Prescrire peut-être dans l'esprit, bien que ceux soient deux problèmes différents : captation de l'information d'un côté, occultation de l'autre.
(Weblogging, 2005/06/19 09:04)
lien permanent
Réorganisation des catégories du carnet (tout le monde s'en fiche, c'est juste pour ma sanité intellectuelle), avec en particulier le renommage de la catégorie "Blogging" en "Tout venant", ce qui lui sied mieux. On notera aussi l'apparition de la catégorie "Weblogging", parce que ce Blog a vécu trop longtemps sans être un Weblog. Je sais qu'en théorie c'est la même chose, mais on me dit que c'est une réflexion arrière-gardiste.
Introduction faite, passons au cœur du post. Lien de départ : Presentations: Acegi Security and Spring Web Flow (anglais).
- Spring Web Flow Future (pdf, anglais) : présentation de Matt Raible sur Spring WebFlow, le trois-millionième framework pour décrire un parcours de navigation sous forme état/transition dans une application web. Matt Raible est un des grands spécialistes du MVC à toutes les sauces ; un exemple dans son bouquin sur Spring : "Advanced MVC: [...] sending e-mail [...]".
- Shale Adds Web Flow (anglais) : article de David Geary sur l'ajout d'un Web Flow (un de plus) à Shale (nom de code de Struts 2, orienté vers une intégration forte avec JSF). Digression : certains se plaignent que Struts 2 soit une réécriture complète de Struts 1, en même temps, vu la bouillie qu'était devenu Struts 1 à cause de son fonctionnement interne totalement procédural, ça n'est pas un mal.
- Orthogonality and the DRY Principle (anglais) : deuxième partie d'une interview en dix parties de Dave Thomas et Andy Hunt par Bill Veners pour Artima (anglais). Les deux points évoqués sont l'importance de l'orthogonalité dans un système (nil novi sub sole), et l'explication du principe de Ne Pas Se Répéter (DRY, Don't Repeat Yourself), qui se résume en un point : on doit avoir un référentiel des connaissances / concepts / caractéristiques. Là encore rien de nouveau. Mais bon, enseigner c'est répéter...
- Stop your presentation before it kills again! (anglais) : article de Kathy Sierra sur la décision de jeter des diapositives dans une présentation. Intéressant et amusant. Petite digression : dû au syndrôme de Microsoft© PowerPoint®, les américains semblent en effet exposés à une overdose de mauvaises diapos, et malheureusement ça semble franchir l'Atlantique. Il semble même qu'on soit en train d'abandonner Microsoft© Word (ouf) au profit de PowerPoint®... et oui, avant ils ne savaient pas écrire, maintenant ils l'étalent sur une surface 10 fois plus importante.
- Missing Link - Presentation Strategists (anglais) : site d'une petite société spécialisée dans les présentations avec orientation diapositives/vidéos. Pour des spécialistes ça commence mal, les articles représentent moins de 20% de la surface de la page, collés dans une IFrame, avec un texte blanc sur un fond sombre, que ça fait presque aussi mal aux yeux à lire que le blog de Lunar. Certains appeleraient ce site un blog parce que la parties News est écrite à la première personne du singulier, mais ça ne me suffit pas. Mise à jour : Rich de la société Missing Link recadre dans les commentaires les objectifs du site et le pourquoi du design. On comprend mieux comme ça le pourquoi du comment, et c'est tout à son honneur.
- beyond bullets (anglais) : jeune blog d'un typepadien (on me signale à gauche que c'est synonyme... soit) nommé Cliff Atkinson, qui se concentre sur la démarche introduite par son livre : Beyond Bullet Points. L'objectif semble être de transformer la présentation en une comptine interactive, ce qui a pour effet nécessaire de faire disparaître les listes à puces. Au passage, il fait de Microsoft© PowerPoint® l'outil universel : présentation, tempête de cerveau, conception graphique, conception ergonomique... Cliff Atkinson référence régulièrement des études pour appuyer ses propos, ce qui fournit le vernis suffisant pour donner lieu occasionnellement à des sophismes.
(Weblogging, 2005/06/19 09:03)
lien permanent
Tu noteras le raisonnement circulaire pour les microformats (quant à la justification de la syntaxe). :)))
RDF (qui est conçu pour les machines) est trop compliqué pour les humains, ok soit.
DONC microformats, oui mais pour utiliser les microformats il faut donc taper du HTML ou comprendre la notion de class et rel.
Là on va te dire: Mais non surtout pas, pour utiliser les microformats, il y a des outils pour éditer et donc l'output se fera directement dans le code. Ce sera tout en UI.
Ah cool. Donc c'est pas fait pour les humains et bien pour les machines, donc pourquoi pas le faire en RDF. Oui mais RDF c'est difficile à lire pour un humain. Oh minute papillon, on a déjà fait un tour de piste.
Réponse non dite : Les microformats ne sont accessibles qu'aux humains geeks qui ont la connaissance technique pour formater leur template de carnets Web afin d'amorcer le marché.
Les microformats sont accessibles aux machines de moteur de recherche pour faire du data mining.
Les microformats ne sont pas accessibles à Mr tout le monde.
L'analyse marketing des données se fera avec Microformats, analyse brute et RDF de toutes façons, puisque les marketeurs trouvent toujours un moyen.
Posté par karl Dubost, le vendredi 24 juin 2005 à 06:18 #
Oui c'est assez intéressant, toujours au nom du "pragmatisme" d'ailleurs. Le seul problème c'est que dans leur rhétorique ça finit toujours par "enfin bon, vous n'êtes pas d'accord, ce n'est pas grave, ne vous en servez pas", ou alors "oui oui oui, je vous entends bien, c'est pour ça qu'on a le script GreaseMonkey". Tu l'as vu mon poisson ? Non, il a du se noyer.
Le plus gênant là-dedans est la coloration communautaire/logiciel libre donné à ces développements, alors que le bénéfice pour la communauté est... limité effectivement.
Posté par Damien B, le lundi 27 juin 2005 à 02:17 #