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samedi 31 décembre 2005samedi 31 décembre 2005

Tu l'as vue ?

C'est l'histoire de Robinson perdu sur son île qui demande à Vendredi :
– Elle mesure combien celle de celui qui a la plus grosse du monde a ton avis ?
Et Vendredi de lui répondre :
– Ben, on n'a qu'à comparer tous les deux, pardi !
Robinson opine pour :
- 913
Vendredi réplique :
- 8213
Robinson de s'exclamer :
- 8213 jours sans te taper une gonzesse, c'est bien toi qui a la plus grosse durée ! Comment est-ce que tu as fait ?
Et Vendredi de conclure :
- Où t'as vu une gonzesse sur cette île ?
Robinson soupira :
- C'est vrai...
Et ils retournèrent à leurs tristes occupations quotidiennes. Joyeux Réveillon !(Weblogging, 2005/12/31 04:46) lien permanent

Commentaires ici et ailleurs :

La conclusion de cette histoire est donc que les occupations quotidiennes sans la distraction ponctuelle du sexe sont tristes, voire sordides.

C'est Houellebecq qui te l'a raconté cette histoire ?
A moi. C'est l'histoire d'une pute qui...

Posté par Zap, le vendredi 6 janvier 2006 à 13:33 #


jeudi 29 décembre 2005jeudi 29 décembre 2005

Rester la même

Pour la première fois au monde, nous allons pouvoir examiner en temps réel les modifications neurobiologiques induites dans l'hémisphère gauche chez un philosophe par l'écoute d'un album de Lorie.

Après mûre réflexion de l'équipe concernant cette expérience, ils ont finalement décidé de se restreindre à une seule chanson dans un premier temps. En effet, il a été prouvé sur le premier sujet de test (Jean-Claude Van Damme) que l'écoute prolongée de Lorie nuisait gravement aux synapses, et le laboratoire n'a actuellement pas les moyens de payer une assurance pour notre philosophe. En fait ils avaient bien trouvé un assureur dans un premier temps, mais le sujet d'étude d'alors n'a pas été reconnu en tant que philosophe. Tant pis pour BHL, c'est une première à laquelle il souhaitait vraiment participer.

Afin d'être le plus neutre possible, ils ont retenu dans le protocole opératoire de prendre "la dernière chanson de Lorie". A l'heure actuelle il s'agit de "Rester la même", extraits choisis :

Paroles Commentaires
Suis-moi tu verras Je ne suis pas une diva A quoi reconnaît-on une diva en la suivant ? La diva conduit en excès de vitesse ? Bourrée ? A moto ? Se laisse conduire ? Et d'habitude il me semblait qu'on disait "suis-moi tu verras, non ça n'est pas sale". Ou alors une diva ne se laisse pas suivre ? Est-ce la poule qui a précédé la diva, ou la diva avant la poule ?
Les gens n'ont qu'à parler J' me laisserai pas piéger Il semblerait que Lorie évoque ici le jeu du "Ni oui ni non", peut-être se rappelant sa jeunesse passée devant les jeux de 20 heures en mangeant du saucisson à l'aïl.
Je n'ai jamais triché J'avance sans piétiner J'ai encore des choses à prouver Effectivement, il lui reste à prouver qu'elle n'a pas triché. D'ailleurs, sortir avec Billy Crawford, n'était-ce pas un peu tricher ?
J'me prends pas la tête je sais qu' j' suis pas la reine Lorie a-t-elle conscience qu'elle vit dans un régime présidentiel, ou alors connaitraît-elle la véritable reine ? Quelle serait donc cette mystérieuse reine ?
Sache que je tiens surtout à rester la même J' vais pas changer puisque c'est comme ça qu'on m'aime Nous en arrivons à un point philosophique : peut-on rester le même, même en le voulant ? Serait-ce en fait une caractéristiques des blondes ? La décoloration suffit-elle à berner le moi et le surmoi ?
Pas peur de dériver Il semblerait que Lorie ait atteint un niveau de première scientifique au moins. Par contre elle ne parle pas d'intégrer, une dissimulation d'un échec subséquent ?
Les gens peuvent bien penser Que je n' sais plus rêver Que je suis trop blasée J'ai encore des choses à prouver C'est une redite, décidément ce point lui tient à coeur. En même temps cela peut faire référence à son passé en filière scientifique, une preuve inachevée qui l'aurait laissée sur le bas côté ?
Les critiques, c'est comme partout ; elles fusent Mais rester véridique C'est c' qu'on nous abuse L'équipe a pris une deuxième assurance complémentaire juste sur ce passage : on n'est jamais trop prudent.
Na na na na na (...) Na na na na na (...) Pour finir, une référence à Zola et au naturalisme, ligne directrice des chansons de Lorie. En effet, elle ne nous épargne jamais ni le sordide, ni les interrogations fondamentales sur le présent et l'avenir de cette société. Au passage elle répond à la question "y'a-t-il pire ailleurs", mais vous connaissez déjà la réponse bande de petits veinards, la réponse est oui, les fans de Lorie.

On sent tout de suite que cette expérience sera très enrichissante, à dans deux semaines pour un compte-rendu détaillé.(Weblogging, 2005/12/29 10:42) lien permanent

Commentaires ici et ailleurs :

Chblang ! Ailleuuu! Pt'ain rien qu'à lire les paroles je me suis cognée la tête contre les murs. C'est normal docteur ?

Posté par Vroumette, le mercredi 28 décembre 2005 à 16:18 #

Pourquoi tant d'acharnement sur un feu de paille. Les modes changent. Alizée n'était qu'un pet et les Ozone ont regagné la couche qu'ils tenaient. Lorie finira sa carrière sur les téléfilms érotico-romantiques de la 6. Remarque ces derniers ont déjà disparus. Les modes changent.

Posté par Zap, le mercredi 28 décembre 2005 à 17:24 #

@vroumette

La réaction normale est de s'effondrer, mais sans se cogner !
@zap

"les Ozone ont regagné la couche qu'ils tenaient."

Je n'ai qu'une chose à répondre : nous ma' nous maillet.

Posté par Damien B, le jeudi 29 décembre 2005 à 10:45 #

@zap

"Pourquoi tant d'acharnement sur un feu de paille."
De la part de quelqu'un qui a écrit :

"Ecouter Lorie est une sorte de suicide hormonal.", je trouve ça un peu gros cette attaque :-)
http://zapclub.neufblog.com/zapclub/2005/12/extrait_1.html#comments

Posté par , le jeudi 29 décembre 2005 à 10:50 #

Tiens, a pas marché le Remember me...

Posté par Damien B, le jeudi 29 décembre 2005 à 10:51 #


mardi 27 décembre 2005mardi 27 décembre 2005

Références de sables

Si Métrie m'était comptéeSablier du J-5
Sans titreSablier du J-7
Grand bond en avantSablier du J-8(Weblogging, 2005/12/27 21:20) lien permanent


samedi 24 décembre 2005samedi 24 décembre 2005

Grand bond en avant

Les pauses à répétition font perdre 588 milliards de dollars par an aux entreprises américaines – et ta sœur ? !
Le crétin du jour, c'est l'imbécile qui a décidé que les pauses café, les bavardages, les ragots, discussions, coups de fil et e-mails personnels, etc. faisaient perdre du temps donc de l'argent aux entreprises...

Et pourtant 588 milliards c'est énorme, rendez-vous compte : l'équivalent de 5% de leur produit national brut, envolé en fumée à cause de ces feignasses qui glandent au boulot ! Quel déchet, un vrai pays de fonctionnaires ! L'équation est bien connue : productivité égale valeur produite divisée par temps passée à la produire. Otez la possibilité à ces idiots de salariés de prendre des pauses, et à productivité constante, la production augmente : brillant, splendide, c'est ce qu'on appelle les mathématiques libérales. Rappelez vous, les libéraux se battent pour les libertés individuelles, et à ce titre, la liberté de l'irraison est la première proclamée.

Notre blaireau du jour a donc déclaré que la pause tuait l'entreprise. L'entreprise qui va bien, c'est celle où tout le monde bosse, 9 heures ou 10 heures par jour (ce sont des américains, ils y arrivent bien eux), et quand ces brillants employés vont rentrer chez eux, ils vont con-so-mmer. Et oui, c'est bien beau de produire, mais il faut bien consommer. Donc ils travaillent 9 ou 10 heures, il leur faut 1 heure à une heure et demi de transports par jour, mais attention, en voiture individuelle, ce ne sont pas des ploucs, et en même temps ils consomment (du pétrole, des pièces de rechange), et rentré à la maison pour consommer, on achète sur internet, ou alors on reprend la voiture (c'est bien, ça consomme), et on va faire des courses. Bon après il faut manger, se laver, aller aux toilettes, dormir... mais à moins d'être fonctionnaire, 6 heures suffisent largement pour faire tout ça. Et en plus dans toutes ces activités on consomme : de l'eau, des détergents, on salit des draps qui auront besoin d'être lavés... Voilà une bonne répartition : 9/10 heures de travail, le reste en consommation. Et voilà que les pauses viennent casser le système. Vous vous rendez compte, sans pause, tout ce qu'on pourrait produire de plus à consommer ?

Je commence à comprendre le libéralisme, il n'est pas si bête ce type qui hurle au gaspillage. Imaginez un peu : travailler 24 heures, sans pause, et puis après une journée et demie de libre. C'est pas fantastique ça ? Par rotation, les bureaux toujours occupés, pas de gaspillage de la moquette, fini les sièges sans personnes dessus. Quel gaspillage ces chaises vides toutes les nuits ! Pas besoin de vacances, on respecte déjà la répartition travail / consommation. Et une journée et demi de repos tout le temps, c'est les vacances ça, le sommet de la consommation ! Bien sûr, il suffit juste d'être productif 24 heures de rang toutes les journées et demi ; mais ça, c'est à la portée de n'importe qui, sauf peut-être des fonctionnaires et des RMIstes. D'ailleurs ils sont connus pour peu consommer. Je crois que la prochaine étape c'est de changer l'organisation afin de sortir du système ces non-consommateurs, où va-t-on écouler notre belle production après ? Il faut que je contacte ce brillant analyste pour connaître ses pistes de réflexion là-dessus.(Weblogging, 2005/12/24 12:27) lien permanent


vendredi 23 décembre 2005vendredi 23 décembre 2005

Révolution culturelle

Elle lisait La Peste.

Il faut que j’en parle. Je ne m’en suis pas rendu compte tout de suite. Je n’ai pas compris tout de suite. En fait, je crois, je ne suis pas sûr, je n’ai sans doute pas encore tout compris. Pas pas compris pourquoi il fallait que j'en parle, mais pas compris que je ne comprenais pas que je ne pensais pas croire ce que je voyais, ou pas. Il faut dire que ça n'arrive pas tous les jours, un livre français, comme ça, dans le bus. Déjà ici ils lisent peu dans le bus, il faut dire qu'avec les talents de conduite des chauffeurs, que ce soit de voiture, de taxi, de moto, de bus, de métro, d'avion... ce n'est pas chose aisée. D'ailleurs en parlant d'avion, l'autre jour en attérissant à Roissy, le pilote a mis un point d'honneur à s'arrêter à un endroit précis en pilant. Je ne sais pas ce que l'endroit avait de particulier, mais tout le monde à bord a bien senti le freinage. A mon avis l'objectif est de voir qui a le cou un peu trop détendu : le premier à donner un coup de boule dans le dossier devant a un gage. Malheursement, aucun son sourd ne s'est fait entendre, donc pas de gage, dommage pour cette fois.

Revenons en à La Peste.

On n'en a un peu rien à faire que soit la peste ou le choléra ou le nucléaire ou Mamère. L'intérêt est que quelqu'un s'intéresse encore à notre langue, si douce, chantante, et pleines de 'r'. Notre langue du tiers-monde, en voie de disparition. D'ailleurs on m'annonce que le PIB de la Chine a dépassé l'an dernier celui de la France, ce qui prouve bien qu'on est en plein déclin. Ceci nous place donc désormais à un PIB par habitant seulement 20 fois supérieur à celui des chinois : notre fin est proche. A ce train, ils nous auront rattrapé dans 35 ans ; ça tombe bien, il n'y aura plus de pétrole, on pourra tous arrêter de faire la course au consumérisme à ce moment là, que des ex-aequo. Le français donc, cette langue en train de mourir, sous le joug de la peste : l'anglais. Ah, on me signale qu'en fait l'espagnol serait en passe de détrôner l'anglais. Bon, ce n'est que partie remise.

La Peste.

Je crois que c'était juste un rêve. Je me rappelle clairement désormais que je me suis endormi, j'ai même raté mon arrêt. En conséquence... rien en fait. Retournons rêver aux 35 heures, au jour ou je ne dormirai plus dans les transports en commun en rentrant du boulot.(Weblogging, 2005/12/23 22:58) lien permanent

Commentaires ici et ailleurs :

Dans 35 ans plus de pétrole mais encore du gaz. J'aurai encore du boulot et le périph continuera de tourner et de booster le système respiratoire des parisiens. Par contre dans 50 ans... Remarque on aura 80 ans et on demandera à nos petits-enfants de nous faire nos courses. Ils le feront volontiers en souvenir de ces Noëls où on leur offrait des jeux Playstation 17 et pas des livres pourris comme les autres grands-parents.

Posté par Zap, le lundi 26 décembre 2005 à 17:43 #

Pour référence

Ici et .(Weblogging, 2005/12/23 12:23) lien permanent

Réactions primaires

C?était il y a longtemps. Trois cent millions d?années, trente millions d?années, trois millions d?années, je ne sais plus trop, ma montre s?est arrêtée. La petite équipe avait trouvé refuge dans une bonne grotte comme on en trouve dans les livres de paléontologie, et le chef avait ordonné qu?on y resterait quelque temps. Il faisait froid, et sombre ; plus que l'eau qui ruisselait encore sur leurs corps, c'était la peur qui les faisait trembler.

Par chance se trouvait dans ce refuge du bois, sec. Ils parvinrent en peu de temps à allumer feu qui les réchauffait, et leur permettait de réfléchir. Que faire dans cet environnement hostile ? La tribu adverse est nombreuse et armée, des jeunes, beaucoup de jeunes, vifs, vigoureux. Chasseurs impitoyables, s'ils n'arrivent pas à leur fins, ils sont passés maître de la technique du siège, avec des barrages de feu pour empêcher leurs ennemis de s'enfuir. Cette grotte est d'ailleurs peut-être une de leur réserve, ou alors un avant-poste. La pluie les protège, là, heureusement.

Mais un doute surgit, ce feu, cet âtre, c'est 15 ans de crédit quand même ! Et appeler cet appartement une grotte, c'est un peu fort tout de même ! Quand même ces jeunes, ils sont bien gentils mais ils n'ont pas réussi à passer le périph', on ne va pas se laisser emmerder par des polygames, non mais. Préhistoire ? il faut arrêter un peu, c'est le 21ème siècle, qu'ils restent dans leur ghetto, ils ont tout le confort. Avec tout ça, y'a de l'eau sur le parquet maintenant, raaaaah, saleté de pluie.(Weblogging, 2005/12/23 07:22) lien permanent


qui est

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